Le potentiel de Saint-Pierre et Miquelon en matière de croisières

 

L’Archipel est le seul territoire français d’Amérique du Nord. Les visiteurs y découvrent, à quelques encâblures du Canada, un territoire résolument français dans son histoire et sa culture. Si cette réalité peu paraître évidente aux yeux des habitants de l’archipel, c’est pourtant cela que les touristes recherchent et c’est cet aspect qu’il convient de développer à destination des croisiéristes.

Situé à l’embouchure du St-Laurent, entre Terre-Neuve et le continent, St-Pierre et Miquelon est naturellement inclus dans le circuit des croisières sur le fleuve St-Laurent.

Les visiteurs en escale sont avides d’histoire, de culture et plus globalement, d’un accueil particulier. En développant un offre touristique adaptée, les acteurs du tourisme et autres artisans ou commerçants de l’archipel peuvent tirer un meilleur profit des escales.

Le port de Saguenay a su mettre en valeur son histoire et son terroir,
pour proposer des escales qui le distingue.

À ce titre, l’exemple de la ville de Saguenay est très révélateur. Élu plusieurs fois meilleur port d’escale (Best port welcome award), le petit port, pourtant éloigné du Saint-Laurent a su développer au fil des ans une logistique et un accueil qui le distingue des autres destinations.
Avec une meilleure organisation des acteurs, fédérés au sein d’un organisme commun, Saint-Pierre et Miquelon peut vraisemblablement devenir également une destination prisée.

Un port d’escale français, à l’embouchure du Saint-Laurent

Le secteur de la croisière dans le Saint-Laurent est en forte croissance. En intégrant circuit du St-Laurent, l’archipel peut tirer profit de ce développement.

Dans l’archipel, cette tendance est déjà sensible. En 2017, 18 escales ont amené 12 000 passagers, à St-Pierre et à Miquelon, contre un peu plus d’une dizaine en moyenne les années précédentes. La tendance semble se confirmer puisque que 16 escales sont attendues pour 2018.

Grâce aux développement de la croisière, de nombreux artisans on pu rester ou revenir à Saguenay. De telles activités pourraient également être développées localement (forge, maroquinerie…)

Si l’Archipel sait mettre en valeur son caractère français et tirer parti de la loi sur le cabotage, il peut tout à fait devenir la 10ᵉ escale du circuit de croisières du St-Laurent.

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