Les coquillages - témoins des évolutions du milieu

publié le 14 septembre 2016 (modifié le 15 septembre 2016)

Pour découvrir comment des mollusques de plus de 400 ans archivent les données du milieu marin local dans leur coquille. Pour comprendre comment les coquilles survivent et grandissent dans ce milieu unique. Pour connaître les résultats des études sur les courants marins de l’archipel. Mercredi 14 septembre à 20h30 dans la salle de cinéma du Centre culturel et sportif territorial


Âgés de plus de 400 ans, les palourdes noires présentes près de l’isthme Miquelon-Langlade sont ainsi de véritables archivistes des eaux locales. D’autres espèces, comme la coquille St-Jacques dont la croissance est plus rapide mais la durée de vie plus courte, fournissent des données récentes et plus détaillées.

Le croisement des données obtenues par chacune des espèces permet de calibrer les modèles et obtenir une connaissance fine du milieu et de l’évolution de son état depuis plusieurs centaines d’années (voir la fiche de présentation du projet de recherche).

Une mission et des thèses sur les mollusques et la courantologie

Depuis le début de septembre, deux équipes d’IFREMER mènent de concert une mission dans l’archipel.

La première se consacre à l’étude des mollusques avec pour objectif de recueillir et analyser les données captées par leur coquille. Il s’agira aussi de comprendre comment les mollusques peuvent survivre et même croître rapidement dans un environnement où les variations de température en profondeur sont importantes.

La seconde se consacre justement à l’analyse des températures et des courants afin de les modéliser et de les cartographier. Alors que l’archipel a longtemps vécu presque uniquement de la pêche, on en connaît paradoxalement très peu sur les courants marins qui l’entoure. Depuis près de trois ans, les équipes d’IFREMER et de la DTAM y ont installé des courantomètres, mesurant les courants mais aussi les températures.

Des applications concrètes

Les applications de ce type d’études sont très nombreuses :*

  • Globalement comprendre le milieu marin local et le mode de vie des animaux qui le peuplent pour développer des activités de façon durable, mieux lutter contre les effets des changements climatiques …
  • Modéliser les courants pour comprendre le déplacement des sédiments, du plancton, les variations de température et favoriser les cultures marines.
  • Cartographier les courants pour faciliter les opérations de recherche, exploiter les énergies marines ou mieux lutter contre une pollution.
  • Obtenir un point zéro par l’analyse des données actuelles des coquillages et enregistrer les variations futures du milieu ;
  • Attester scientifiquement des dégradations du milieu. En cas de pollution cette attestation pourrait notamment permettre l’application du principe de pollueur payeur ;

Une conférence débat pour découvrir et comprendre

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Pour découvrir l’univers fascinant de cet aspect méconnu de la biodiversité marine de l’archipel, Ifremer, en collaboration avec le CNRS et la DTAM, vous invite à une conférence-débat

mercredi 14 septembre à 20h30 dans la salle de cinéma du Centre culturel et sportif territorial.

Cette conférence fera également un premier bilan des études d’hydrologie et de courantologie menées autour de l’archipel depuis 2 ans.


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