Lutte contre le séneçon jacobée : bilan de la campagne d’arrachage 2025 menée à Saint-Pierre et Miquelon
Le séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris), plante vivace aux fleurs jaunes vives, s’est progressivement implanté à Saint-Pierre et Miquelon. Si son aspect peut paraître inoffensif, cette espèce constitue en réalité une menace sérieuse pour l’environnement et la santé animale.
Depuis maintenant plusieurs années, des campagnes d’arrachages sont menées à Saint-Pierre et Miquelon.
Une plante toxique pour les chevaux
Toutes les parties du séneçon jacobée contiennent des alcaloïdes pyrrolizidiniques, substances hautement toxiques pour les chevaux notamment. Ingérée fraîche ou sèche (dans le foin), la plante provoque de graves lésions hépatiques, souvent irréversibles. Les animaux atteints développent des troubles neurologiques et digestifs qui peuvent conduire à la mort. Dans un territoire où les chevaux sont nombreux, cette toxicité représente une menace directe pour la santé animale.
Une expansion préoccupante
Le séneçon jacobée se propage rapidement grâce à ses milliers de graines légères disséminées par le vent. Il colonise facilement les prairies, bords de routes, terrains vagues et zones en friche. Si rien n’est fait, cette prolifération risque d’appauvrir la biodiversité locale, d’éliminer certaines espèces végétales et de rendre des pâturages impropres à l’alimentation des animaux.
L’arrachage manuel, une action prioritaire
Face à ce constat, l’arrachage manuel reste l’une des méthodes les plus efficaces pour freiner la propagation du séneçon jacobée sur l’archipel. Réalisé avant la floraison et la montée en graine, il empêche la plante de se reproduire et de coloniser de nouvelles zones.
En période de fin de floraison, arracher les plantes et les laisser au bord des routes ne suffit pas. Il faut préférer l’apport en point de collecte pour destruction.
Un effort collectif conséquent
A ce jour, les équipes de la DTAM de Saint-Pierre et Miquelon, qui ont également participé à l’arrachage, ont ramassé plus de 3 000 kg à Saint-Pierre et 1 700 kg à Miquelon, dans tous les points de collecte mis en place. Ce résultat est le fruit d’une mobilisation collective importante.
Les points de collecte resteront en place jusqu’à la fin septembre 2025 à Saint-Pierre, et éventuellement jusqu’à la mi-octobre si la météo reste clémente.
La DTAM, la Collectivité territoriale et les communes de Saint-Pierre et de Miquelon tiennent à remercier la population pour sa participation active et essentielle à cette action de protection de l’archipel.
Sur le même sujet
Préserver les zones humides dans l’archipel, un enjeu essentiel
À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, la DTAM et l’OFB ont organisé, le 12 février dernier au Francoforum, une conférence-débat (…)
19 février 2026
Travaux de réaménagement de l’accueil au siège de la DTAM
Il est rappelé que des travaux sont en cours pour le réaménagement de l’accueil au siège de la DTAM, situé Boulevard Constant Colmay.
17 février 2026
Typologie des habitats marins à Saint-Pierre et Miquelon
La typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre-et-Miquelon s’intègre dans le projet piloté par PatriNat, qui vise à fournir aux territoires (…)
13 février 2026
Consultation du public par voie électronique - projets d’arrêté contre le risque aviaire à (…)
Les consultations sont mises en ligne, pour une durée de 21 jours, soit du jeudi 12 février au mercredi 4 mars 2026 inclus.
12 février 2026