Géographie et climat

publié le 31 janvier 2007 (modifié le 10 février 2012)

Un archipel dans l’Atlantique nord, à 5000 km de Paris.

Un archipel à 5 000 Km de Paris

L’archipel de Saint-Pierre et Miquelon se trouve à quelques milles nautiques seulement au sud-est de Terre-Neuve. Il constitue aujourd’hui la seule possession que la France ait conservé d’un empire qui couvrait autrefois la moitié de l’Amérique du nord.

D’une superficie totale de 242 km2 l’archipel se compose de quatre îles principales :

Saint-Pierre, chef-lieu de la Collectivité Territoriale, compte 5 600 habitants pour seulement 26 km2. Parce que son port, mieux abrité, fut choisi comme point d’attache par les pêcheurs des Grands Bancs, Saint-Pierre est devenu la principale ville de l’archipel.

Miquelon, qui compte 620 habitants pour une superficie de 101 km2 est la seconde ville de l’archipel. Langlade, reliée à Miquelon par un isthme de 12 km, ne compte aucun résident officiel, mais de nombreuses résidences secondaires occupées en période estivale ou en période de chasse. Sa superficie est de 91 km2. Avec Miquelon, elle représente la majorité de la réserve végétale et animale de l’archipel.

L’Île aux Marins est une petite dépendance qui ferme le port de Saint-Pierre. Lieu de pêche important au XVIIIème siècle, elle n’est aujourd’hui habitée que l’été. Son importance touristique et historique est indéniable.

Un climat humide

Bien que situé à la latitude de Nantes, l’archipel connaît un climat maritime plutôt froid avec des températures s’échelonnant de -12 à +20°C. Un climat humide et venté qui admet de belles journées principalement en juillet, août et septembre, l’automne étant souvent particulièrement agréable. Le vent d’une extrême variation est un élément déterminant du climat de l’archipel : il rend les températures hivernales pénibles et propulse pluie et neige avec violence. En hiver, des pointes de 40 à 50 nœuds sont régulièrement enregistrées. La brume, autre élément caractéristique du climat local, est essentiellement présente du printemps au début de l’été, parfois sur des périodes de quelques jours. Un climat, parfois pénible, parfois très agréable, mais qui demeure toujours très imprévisible.

Une nature sauvage

Au premier abord, la végétation de l’archipel peut sembler aride, toutefois en s’y attardant, on découvre une végétation qui, sans être luxuriante, se révèle d’une grande et subtile richesse. Sur les côtes, la végétation très exposée au vent et au salin est quasi subarctique, faite de lichens et de conifères poussant à l’horizontal. Par contre, vers l’intérieur des terres, les feuillus sont plus nombreux, on y retrouve aussi une grande variété de plantes et d’herbes. Les végétations maritimes et terrestres se rencontrent en de nombreux endroits, notamment sur l’isthme de Miquelon-Langlade, créant un mariage souvent unique.

A l’instar de la végétation, la faune de l’archipel ne dévoile sa richesse qu’au prix de patience et d’efforts. Les plaines de Miquelon-Langlade abritent de nombreuses espèces dont le cerf de Virginie, le lièvre ou des rapaces comme l’aigle à tête blanche, les buses, faucons ou autre harfang des neiges. Les côtes abritent pour leur part de nombreuses colonies d’oiseaux marins, comme les macareux. Un milieu naturel sauvage, parfois farouche, mais d’une grande beauté.