Les 7 piliers de la prévention des risques

 

LA POLITIQUE DE PRÉVENTION DES RISQUES vise à réduire les conséquences que pourrait avoir un événement potentiellement dangereux (aléa) sur des personnes et des biens (enjeux). Elle
est complémentaire de la politique de protection civile qui permet de gérer la crise.

LES 7 PILIERS DE LA PRÉVENTION DES RISQUES SONT :

1/ La connaissance des aléas et des risques qui est fondamentale à leur prévention. C’est l’État qui a la responsabilité légale d’évaluer le risque, de collecter l’information et d’en assurer la transmission. Cette étape permet d’établir, par exemple, la cartographie des aléas.

2/ La surveillance qui a pour objectif d’anticiper un événement pour informer et alerter rapidement la population et préparer la gestion de crise. La surveillance météorologique, par exemple, est un élément essentiel du dispositif de prévision des tempêtes.

3/ L’information des citoyens qui est une composante importante, puisque le citoyen doit être le premier acteur de sa sécurité. À ce titre, la préfecture doit élaborer le Dossier des Risques Majeurs (DRM) qui liste les principaux risques auxquels la population peut être confrontée et les mesures à prendre par chaque citoyen. La mairie doit rédiger le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) qui résume l’ensemble des mesures de sauvegarde engagées pour faire face au risque sur le territoire communal.

4/ La maîtrise de l’urbanisation qui est l’outil le plus efficace pour limiter les dommages liés à un risque car elle vise à limiter au maximum l’urbanisation dans les zones soumises à un aléa.
C’est l’objet des Plans de Prévention des Risques (PPR) qui sont rédigés par les services de l’État en concertation avec les collectivités locales. Même en l’absence de PPR, les communes peuvent définir dans leurs documents d’urbanismes, les zones à risques et les règles spécifiques à respecter.

5/ La réduction de la vulnérabilité qui peut venir en complément des mesures réglementaires et des dispositifs de surveillance. Il est possible de réaliser un certain nombre d’aménagements individuels ou collectifs permettant de réduire le risque. Certains de ces travaux peuvent être rendus obligatoires dans un PPR.

6/ La préparation aux situations d’urgence qui est du ressort du maire qui reste le premier responsable de la sécurité des personnes et des biens à l’échelle de sa commune. À ce titre il rédige un Plan Communal de Sauvegarde (PCS) qui prévoit et organise l’ensemble des mesures à mettre en œuvre sur la commune en cas de risque majeur. À la différence des plans d’urgence élaborés par l’État (plan Orsec) qui ont vocation de secours aux victimes une fois la crise engagée, le PCS est axé sur des mesures préventives de sauvegarde des personnes et des biens.

7/ Le retour d’expérience qui est une composante forte de la prévention. Il doit permettre à travers l’analyse détaillée d’un événement passé de tirer les enseignements utiles pour améliorer la gestion des risques.