Tordeuse du bourgeon de l’épinette : des techniciens du Québec en appui à la DTAM

publié le 28 juin 2019 (modifié le 2 juillet 2019)

Elle n’a jamais été détectée dans l’archipel, mais son apparition éventuelle est redoutée. Au Canada voisin, les dommages de cette tordeuse du bourgeon de l’épinette (TBE) sont bien connus, le parasite y serait présent dans près de huit millions d’hectares de forêt où il cause des dommages conséquents. Afin de s’assurer de l’absence de la TBE ou d’éventuellement la détecter au plus tôt, une mission de coopération régionale a été menée récemment.


C’est au stade larvaire que la TBE s’installe dans le bourgeon de l’épinette, un bourgeon dont elle se nourrit, causant des dommages pouvant aller jusqu’à la mort de l’arbre, et qu’elle tord pendant sa croissance, d’où son nom. Une fois papillon, la TBE peut parcourir des milliers de kilomètres pour investir de nouveaux territoires. Ces épidémies cycliques sont assez imprévisibles ; elles durent quelques années avant de marquer un pause pouvant aller jusqu’à trente ans.

Afin de mettre en place localement un protocole de détection précoce de la TBE, Véronique Martel et Simon Trudeau du Centre de foresterie des Laurentides [1]. (Québec) ont mené une mission auprès du service Agriculture, Alimentation, Eau et Biodiversité de la DTAM, du 17 au 21 juin 2019.

Des pièges à phéromones comme celui-ci ont été installés par les agents de la DTAM sur tout notre territoire, peut-être les remarquerez-vous pendant vos ballades. Source : SPM la 1ère  (nouvelle fenetre)
Des pièges à phéromones comme celui-ci ont été installés par les agents de la DTAM sur tout notre territoire, peut-être les remarquerez-vous pendant vos ballades. Source : SPM la 1ère

Au programme de cette mission : de formations au logiciel de gestion des parasites forestiers, mais surtout des visites de terrain pour un examen de la forêt et l’installation de pièges à phéromones destinés aux papillons mâles.
Ces pièges, en place tout l’été, permettront aux équipes de la DTAM et des services canadiens de suivre l’évolution de ces parasites de la forêt et l’influence éventuelle des changements climatiques sur les aires de répartition.

Voir le reportage réalisé par SPM la 1ère

[1Le centre de foresterie des Laurentides est rattaché au service fédéral Ressources naturelles Canada