Observer la biodiversité locale : un café-sciences riche en échanges au Big Fish

Le mercredi 17 décembre 2025, deux agents du service Agriculture, alimentation, eau et biodiversité (SAAEB) de la DTAM ont participé à un café-sciences organisé par le Big Fish, consacré à l’observation des espèces animales locales.

Cet événement, qui a rencontré un vif succès, a rassemblé de nombreuses personnes curieuses et intéressées, donnant lieu à des échanges particulièrement riches et constructifs. Le diaporama présenté aux participants se trouve ci-dessous :

Une connaissance de la biodiversité construite collectivement

La connaissance de la biodiversité sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon s’est construite au fil des années grâce à un large éventail d’observations naturalistes, réalisées aussi bien par des amateurs passionnés que par des professionnels.

Ces observations sont aujourd’hui partagées via différents canaux, notamment des groupes Facebook dédiés (comme Insectes SPM), des bases de données ouvertes telles que naturespm, ainsi qu’aux agents de l’unité biodiversité de la DTAM.

Souvent, ces signalements constituent le point de départ de suivis scientifiques protocolés, portant sur des espèces emblématiques et parfois protégées : rapaces, chauves-souris, baleines, entre autres.

Des outils pour contribuer à la science

Lors du café-sciences, les participants ont pu découvrir les outils naturalistes permettant à chacun de contribuer à la connaissance de la biodiversité locale, nationale et mondiale.

Localement, l’application SPM Boreal, développée par la collectivité territoriale, regroupe des fiches sur les espèces observées sur le territoire et permet d’en ajouter. Au niveau national ou mondial, des applications comme CarNat ou eBird permettent par exemple de saisir des observations validées, reliées à des référentiels officiels, alimentant ainsi les bases de données de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) et des réseaux scientifiques internationaux.

La question a été posée en café des sciences sur la mise à disposition de fiches / d’une application pour faire remonter les observations sous un format précis pour regrouper ces données facilement en local, c’est en projet pour le site internet de la DTAM et la collaboration entre les institutions locales (CT, OFB, DTAM).

Des suivis scientifiques pour mieux comprendre les milieux

Les protocoles mis en œuvre par les agents de l’OFB et de la DTAM permettent d’améliorer la connaissance des populations animales : nombre d’individus, espèces, âge, comportements sociaux et alimentaires, habitats fréquentés…

Certains de ces suivis ciblent volontairement des espèces plus discrètes ou moins attractives, souvent délaissées par l’observation amateur, comme certaines araignées ou insectes.

Par ailleurs, la DTAM a commandité ou financé de nombreuses études afin de compléter les connaissances sur la biodiversité de l’archipel. Celles-ci portent notamment sur des groupes d’espèces tels que les chauves-souris ou les coléoptères, mais aussi sur des milieux spécifiques, comme la lagune du Grand Barachois et l’étude sur les habitats d’intérêt par les conservatoires botaniques nationaux Alpin et Corse.

Un engagement fort de la DTAM pour la biodiversité

À travers le recueil et le partage des observations naturalistes, la transmission des données à l’INPN, la commande d’études scientifiques, le suivi des milieux et des espèces, ainsi que la coordination des actions locales, la DTAM s’engage pleinement en faveur de la biodiversité de l’archipel.

Cet engagement se traduit également par l’élaboration de documents stratégiques destinés à mettre en œuvre localement les politiques publiques issues des stratégies nationales de biodiversité et de gestion des espèces exotiques envahissantes.

Le partage de ces données contribue à la renommée scientifique de la biodiversité de Saint-Pierre-et-Miquelon, en France comme à l’international, et participe à l’attractivité du territoire.

Un rendez-vous appelé à se renouveler

Ce café-sciences a été un véritable succès, tant par la mobilisation du public que par la qualité des échanges qui ont suivi la présentation. La DTAM tient d’ailleurs à remercier le Big Fish pour l’invitation et l’organisation de l’évènement.

Face à cet engouement, les organisateurs réfléchissent d’ores et déjà à la tenue d’une nouvelle rencontre sous le même format en lien avec les agents de la DTAM, envisagée dans les prochains mois.

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